SPECTACLES AVIGNON 2015

LES GENS QUE J’AIME

Juillet 2015  à  10H25 au Théâtre Girasole 
Festival d'Avignon

De Sabine Revillet

Mise en scène : Julien Rocha, Cédric Veschambre
Avec : Denis Lejeune, Cécile Vernet, Cédric Veschambre

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Création musicale : Matthieu Desbordes
Création lumières : François Blondel
Scénographie : Elodie Quenouillère
Costumes : Ouria Dahmani-Khouli
Décor et costumes : Ateliers de La Comédie – Saint-Etienne

Administration : Frédéric Lacquement

Diffusion : Marie-Anne Mazza
Assistanat : Gautier Marchado

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Résumé 
Paul Palermo, vous le connaissez. Un gars plein d’amour, adepte du « Oui » ou du « peu importe ».
Il n’a pas les mots qui tranchent : « Non » il ne connaît pas.
Il se laisse embarquer par toutes les propositions et cherche à répondre à toutes les attentes, croule sous les amis, réels ou virtuels, démultiplie les identités. Ils sont nombreux autour de lui : sa fiancée hystérique, un hypocondriaque pour qui il décrocherait la lune, son père, sa mère et ses Feux de l’amour, des politiques de l’extrême, des amateurs SM, une diseuse de bonne aventure, José l’animateur de soirées, Hélène qui voudrait être heureuse et autant d’autres. Cette faune d’incompatibles lui mange les jours, les mois, les années… Il est débordé par tous les visages derrière ses paupières, parce qu’il ne sait plus qui il est lui-même, ni comment arriver à vivre. Alors, avant qu’il ne se dilue complètement, Paul cherche à dérober du temps pour lui, pour être lui, pour savoir qui est « lui ». C’est peu de chose ce temps dérobé à l’autre et Paul avance lentement ; mais c’est déjà quelque chose malgré tout ce peu de temps, c’est une faille, une brèche qui s’est formée et qui débute la pièce avec cette évidence : on est toujours un peu extra-terrestre face à soi-même.
Des scènes brèves enchaînées de manière fulgurante et par les situations, la nécessité de montrer un trop plein d’informations et la façon dont la vie actuelle nous submerge. La solitude de Paul, privé de centre, fait écho sans doute à nos propres solitudes.

Production Compagnie Le Souffleur de Verre, La Comédie de Saint-Étienne – CDN
Soutien : Ministère de la Culture et de la communication DRAC Auvergne – Conseil Régional Auvergne – Département de la Haute-Loire – Ville du Chambon-sur-Lignon – Ville de Clermont-Ferrand

Les Aventures d'Aglaé au pays des malices et des merveilles

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SPECTACLE A PARTIR DE 6 ANS

 Ecole du Spectateur  juillet 2015

Compagnie LE SOUFFLEUR DE VERRE / Julien Rocha – Sabine Revillet

/ Julien Rocha

Interprète(s) : Delphine Grept, Arthur Vandepoel
Mise en scène : Julien Rocha
Dramaturgie et coaching corporel : Cédric Veschambre
Scénographie : Elodie Quenouillère
Création lumières et régie générale : François Blondel
Administration : Frédéric Lacquement
Diffusion : Marie-Anne Mazza
Assistanat : Gautier Marchado

Résumé

Aglaé a six ans, aujourd’hui c’est la rentrée des classes, elle retrouve ses amis. Chacun arrive avec son nouveau cartable et raconte ses vacances. Jules est parti à Tulles. C’est nul ! Louise à Venise, Léo à Bornéo, Raoul à Séoul, Balthazar aux Baléares…
Aglaé, elle, n’est pas partie, elle est restée chez elle car sa maman n’a pas assez d’argent, alors elle a accumulé des rêves et mille et une questions. Pourquoi la nuit est noire ? Pourquoi existe-t-il des métiers réservés aux filles et d’autres aux garçons ? Pourquoi l’hiver est froid ? Pourquoi y a-t-il du sel dans la mer ? Pourquoi les étoiles brillent-elles ?
Ses questions l’amènent de l’autre côté du miroir pour sauver son amie Nojoud mariée de force à l’oRgre du Yémen. Elle lui font traverser les plantes du salon pour atterrir dans la forêt amazonienne, entrer dans le frigo pour atteindre la banquise quand elle a le coeur tout remué d’avoir vu Valentin d’un peu trop près à la récré, se perdre dans la grande nappe de la table, visiter le musée de l’Homme… et… surtout ô jamais devenir une petite fille modèle comme le voudrait la Direct-stricte de l’école. Cogiter c’est se battre. Même pas avoir peur. Fouiner dans la terre. Compter sur les doigts. Raconter des blagues. Avoir un arc et des fléchettes dans la tête. Défendre la veuve et l’orphelin. Aimer par-dessus tout les dictionnaires, agacer les garçons. Déchirer les robes de princesses. Oui tout cela, c’est possible…
Aglaé veut tracer sa route prodigieuse. Elle veut voir les merveilles et les non-merveilles du monde aussi. Parce ce qu’il y en a. Le monde aussi a ses croûtes aux genoux.


Le 17 juillet – 21h30 –

La Méthode – Lecture entrée libre

ESPACE ALYA

http://www.espacealya.com/17-juillet-21h30-La-Methode-Lecture_a371.html

Auteure : Sabine Revillet
 Distribution : Delphine Grept, Denis Lejeune, Gautier Marchado, Sabine Revillet, Julien Rocha, Arthur Vandepoel, Cécile Vernet, Cédric Veschambre
 Mise en lecture : Sabine Revillet
 Création musicale : Ryz
Résumé
Déborah a écrit La Méthode. La Méthode c’est une méthode qui propose les meilleures astuces pour être heureux, entretenir de bonnes relations dans tous les domaines : professionnel, amical et amoureux. Mais qui a besoin d’une méthode ?
La Méthode ne va-t-elle pas au contraire fausser tous les rapports ?
Ce texte a été écrit suite à une commande dans le cadre du projet Prises d’auteurs et présenté à la MPAA avec les élèves du conservatoire du 10 me arrond de paris
Professeur metteuse en scène Sandra Rebocho
création musicale Reeze.

Ode à Médine    

Jeudi 9 juillet  10h30

Lecture mise en espace

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de Sabine Revillet
 Mise en scène et scénographie Stéphanie Correia
 Avec Maïté Cotton
 Lumières S. Deschamps | Costumes E. Thiébault | Travail corporel K.Goldstein
Ce texte a reçu le soutien de la commission nationale d'aide à la création de textes dramatiques (CNT)

Cie Contre Jour

Note d’intention
Le texte de Sabine Revillet « Ode à Médine » m’a interpellé dès la première lecture par son intensité et sa puissance. J’ai tout de suite ressenti le besoin de partager ce texte contemporain d’une auteur(e) engagée et de le mettre en scène. Ode à Médine s’inspire d’un fait-divers qui a eu lieu en Turquie. Une mère, Magda, nous parle du meurtre de sa fille commis par son mari à travers la passion, voir l’obsession de ses plantes. Le père et le grandpère enterrent la jeune fille vivante car celle-ci s’est adressée à des inconnus. Sabine Revillet a su retranscrire le désarroi, la douleur de cette femme sans pathos, ni larmoiement. Son écriture est incisive, poétique et drôle, d’une force à couper le souffle.
Un texte qui ose dire l’insoutenable et l’innommable.
Un texte qui parle de crime d’honneur.
Un texte qui parle d’amour et d’impuissance.
Un texte qui interroge la position de la femme face au pouvoir.
Un texte qui interroge la cruauté de l’être humain.

Ode à Médine questionne aussi la position de la mère, la femme, la fillette qui grandit au coeur du foyer. Comment n’a t-elle pas pu intervenir alors que son mari enterrait leur fille vivante dans leur propre jardin ? Pourquoi n’a t-elle rien dit ? Pouvait-elle secourir sa fille? Pouvait-elle souiller l’honneur de son mari, de sa famille de ses ancêtres ? Ce monologue pose la question de la place du père. Qu’a t-il ressenti au moment de son acte ? Pouvait-il être seulement poussé par la colère, la loi du père de famille, son honneur ? Il nous est difficile de comprendre cet acte, le droit de vie et de mort sur une personne comme dans l’Antiquité romaine ou « la postestas » était un pouvoir que le père obtenait par les lois. Le « paterfamilias » était considéré comme le seul propriétaire des biens de la famille qui devait lui vouer un culte domestique, il était le juge de tous ses membres sur lequel il avait le droit de vie ou de mort. A ce jour encore en Turquie, et dans de nombreux foyers, pays, pour avoir enfreint le code d’honneur, ou avoir refusé un mariage arrangé, des jeunes filles sont régulièrement tuées ou poussées au suicide par leur famille. Comment aujourd’hui, au XXI ème siècle un père peut-il infliger ça à sa propre fille, la chair de sa chair ? Oui, il y a quelque chose de complètement irrationnel.

Un texte à trois voix: la mère, le père et la fille. Un poème dramatique à l’issue fatale. J’ai choisi de mettre ces trois paroles dans un seul corps et de travailler avec Maïté Cotton car elle peut incarner ces trois identités, cette puissance des mots, cette douleur sans pathos. Une douleur froide, sans larme. La voix et le corps de Maïté Cotton n’ont pas de frontière et ils sont en parfaite concordance avec ce texte universel. Cette femme, Magda ne peut se défaire du drame. Elle ressasse les faits. Les mots de son mari, de sa fille et les siens l’envahissent. Elle souffre sans bruit.

Monter ce texte est vital car il parle du sort de la femme, de la violence que certaines femmes subissent encore au XXI ème siècle. Ode à Médine possède à mon sens la puissance des grandes tragédies. Il peut ouvrir aux dialogues, aux débats et à la réflexion. Nous souhaiterions le proposer aussi dans des quartiers qui n’ont pas accès à la culture. Notre première ébauche a fait écho chez les spectateurs et a confirmé l’importance de poursuivre notre travail….

Stéphanie Correia

http://www.gilgamesh-cie.net/cms/fr/programmation-2015

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