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Les Scènes Appartagées à Nantes lors du Festival Petits et grands

Dans le cadre des Scènes Appartagées j’ai participé à plusieurs rendez-vous pour rêver, travailler avec des familles, lire des textes d’autrices et d’auteurs contemporains.

Les familles ont choisi de lire Hubert le faux philodendron de Luc Tartare et Les vilains petits de Catherine Verlaguet.

Plaisir des mots, de découvrir une histoire, chercher un lieu dans la maison, des vêtements, des accessoires, répéter et présenter à ses amis proches, à sa famille une pièce de théâtre. S’exposer, prendre un risque, changer de rôle.

Les familles ont relevé le défi!

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lire et dire le theatre en famille

Et ce samedi 30 mars présentation de mon texte Les Lunatiques publié aux Editions Koinè à la librairie Les enfants terribles à Nantes.

Dans le cadre de la programmation du Festival petits et grands à Nantes organisé par Nicolas Marc et Cyrille Planson.

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Effervescence sénégalaise avec 10 SUR 10 à Dakar.

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De retour après un séjour intense à Dakar au Sénégal au

cours du Festival 10 SUR 10 organisé par Jan Nowak et à Iris Munos.

L’ouverture du festival débutait au Musée des Civilisations Noires où

nous avons admiré de magnifiques oeuvres. 

 

Ndary Lo, « Hommage à Serigne Abdou Aziz Sy » et statue de la fertilité et Oumou Sy ( figure en haut à gauche)

 

Au cours de ces quelques jours, nous avons échangé avec les élèves qui 

présentaient nos pièces à l’Institut Français. 

ne compte pas, cette dernière pièce a été écrite lors de ma résidence à

Zabrze en Pologne il y a deux ans avec Dramedition. 

 

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ag249823.jpg© Arnaud Galy – Agora francophone

 

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Ici l’équipe qui a joué Les têtes et grands pieds

 

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Et ici la classe qui a joué Quand on aime on ne compte pas, cette dernière pièce a été écrite lors de ma résidence à Zabrze en Pologne il y a deux ans avec Dramedition. 

 

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Photo Arnaud Galy

En compagnie de Paul Emond, Sufo S. Sufo, Veronika Mabardi, Thomas Miauton, Jan Nowak et Iris Munos à côté de l’arbre protecteur, le fromager.

Rencontre avec Christian Bach – Editions Koinè

 

« L’écriture, c’est comme de la musique »

Christian Bach, fondateur des Editions Koinè en 2011, je voulais aborder avec lui la question du choix, comment décidait-il d’éditer ou non un texte?

Musicien de formation, Christian fait le parallèle, assez vite, entre la musique et les mots, évoque les choses qui s’entendent par dessous, les notes cachées, la polyphonie et la place du silence, souligne l’importance de la première page. « C’est comme pour la composition, il faut soigner la première minute, en littérature, c’est la même chose. Le début et la fin sont essentiels. Je lis un texte comme une partition. »

Il a besoin d’avoir de la place pour se fabriquer des images, un peu comme dans une mise en scène où il y a peu de décor, juste quelques lumières. « Si on met trop de mots, si on en dit trop, ça fige l’imaginaire ». Il est en quête de la phrase qui ne dit pas tout ou pas tout de suite.

« L’écriture est archéologique comme en musique tu écoutes toutes les couches. Tu écris une première version puis une deuxième. Il y a ce travail en profondeur qui est là. Ce qui signifie qu’il faut prendre le temps pour faire les choses. »

Quant au contenu… « Aborder les sujets d’actualité, oui, mais avec un pas de côté ». Christian affectionne ce pas de côté, et que cela ouvre un espace de réfléxion « Si ça fait triturer l’esprit, c’est encore mieux ». Il me cite le texte de Lucie Depauw Lili Heiner qui contient des calligraphies différentes et qui obligent le lecteur à avancer comme dans un jeu de piste.

« Il n’y a pas de recette c’est une alchimie entre le sujet, la forme et la langue »

Concernant sa ligne éditoriale, il privilégie donc, le non dit, l’adéquation entre la forme et le sujet, l’invention d’une forme.

Christian désire ardemment accompagner les textes, prendre le temps pour suivre ses autrices(eurs), son désir est de privilégier le rapport humain. Je ne peux m’empêcher de regarder le catalogue et compter avant de terminer notre discussion. Ce que j’avais l’intention de faire avant d’aborder le sujet qui me fait grincer les dents… Combien d’autrices sont publiées aux Editions Koinè !? Ouarggght j’ai donc la chance de faire partie des 80 % autrices qu’il édite ! 16 autrices et 3 auteurs, cela tient du miracle par les temps qui courent, non ?

Voir articles

Où sont les femmes qui pourraient diriger le TNP?

LA GUEULANTE – Fucking women fucking

Le catalogue des Editions Koinè se démarque véritablement des autres maisons d’édition de théâtre qui publient majoritairement des hommes 80% sont édités pour 20% de femmes, il y a de quoi s’arrêter, s’interroger, mais surtout crier notre assez, ça suffit, et saluer celles et ceux qui inversent la tendance et font bouger les lignes.

Site des Editions Koinè

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Retour de Résidence Chartreuse de Villeneuve-lez-Avignon

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J’ai commencé à écrire il y a une dizaine d’années à la Chartreuse de villeneuve-Lez-Avignon, pondu une pièce de théâtre l’Emission, écrite à la va vite en trois jours, m’interdisant de sortir de ma cellule avant que le texte ne soit achevé pour vivre une « expérimence d’écriture », un truc un peu fou dans lequel il est question d’amputation, de désir de succès, de télé-réalité.

Puis, j’ai travaillé à l’intiative de Franck Bauchard sur deux projets Illusion.com et  catastrophérique.com

J’avais alors amassé des souvenirs dans ce lieu, et tout est revenu en marchant fébrilement sur les pierres. Sentir l’air chaud, sortir mes lunettes de soleil. Bonheur de s’installer dans une cellule, d’échanger avec les autres résidents, parler des fantômes jamais vus. Observer l’ombre des branches des arbres projetées sur le mur. Retrouver la bibliothèque avec Framboise, les délicieux gâteaux de Manu, retrouver Anne le long du Rhône. Retrouver cette sensation de tranquilité, d’apaisement traversant le grand cloître. Toute cette familiarité, l’odeur des murs humides.

Catherine Dan propose aux auteurs des rendez-vous avec un conseiller dramaturgique, ça fait du bien, on partage son projet, ses hésitations, ses élans d’écriture.

Durant cette nouvelle résidence, écrit un peu, au compte-gouttes, et presque pas dormi à guetter le bruit du bois dans les poutres. Et puis repartir après avoir goûté l’angoisse du texte pas encore terminé. Bon sang que c’est long écrire. Repartir avec ma pièce Tendre métal et l’enthousiasme, l’exaltation, tout de même, d’avoir eu le temps de me pencher dessus, ce luxe.

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Chartreuse de Villeneuve-Les-Avignon

Bonheur de revenir ici en résidence d’écriture (après dix ans!) .

Profiter ici du silence, des vieilles pierres, du chant des oiseaux, des rayons de soleil, avec en arrière fond sonore, parfois, le mistral.

Vue sur un arbre de ma cellule, j’ai poussé le bureau pour le voir mieux, et avoir devant moi un brin de ciel. Ecrire ici un nouveau projet, relire les textes en cours. Du temps.

 

 

Jeudi 21 février présentation de nos projets

Ateliers d’écriture avec les secondes lycée Paul Bert …

Ecrire à partir d’objets et mener l’enquête

 

4 histoires

Tout d’abord les objets: un sablier, les pages arrachées d’un dictionnaire, une bobine de fil bleu, un coquillage, le bouton d’un vêtement, des lunettes de soleil, une gomme, une bougie, une boule de Noel, un manuscrit à moitié lisible …Tous ces objets ont été retrouvés dans une boîte, à qui appartiennent-ils?

 

HISTOIRE 1 SUR L’Arctique 

Nous enquêtons avec le groupe 1 sur le personnage d’Anna partie en Arctique pour faire  un reportage sur la disparition des ours polaires. Elle a interrogé les habitants, et a découvert un lieu incroyable, un lieu un peu magique. 

 

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HISTOIRE 2 sur l’ESPACE 

 

Franck cherche une base de lancement pour envoyer une boîte dans l’espace. Cette boîte est importante, elle contient des lettres, un message contenu dans une bouteille de verre et un sablier représentant le temps, le temps limité.

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